Congé supplémentaire de naissance – Les implications

Un nouveau droit ouvert après le congé légal

Le salarié ayant épuisé son congé de maternité, de paternité ou d’adoption peut bénéficier d’un ou deux mois de congé supplémentaire, à son choix, pouvant être fractionné en deux périodes d’un mois non consécutives.

Il doit être pris sous forme de congé total (pas de temps partiel). Il s’applique aux enfants nés ou adoptés à compter du 1er janvier 2026.

L’Indemnisation

Le congé est pris en charge par la Sécurité sociale sans délai de carence, sur la même assiette que les IJSS maternité, mais à taux réduit : 70 % au premier mois, 60 % au second. Aucune obligation de maintien de salaire ne pèse sur l’employeur, sauf disposition conventionnelle expresse.

  • Pour la MSA : transmettre la demande de l’assuré comportant les dates du congé de naissance, ainsi que les informations relatives à l’employeur et à l’assuré,
  • Pour le régime général (CNAM) : transmettre une simple déclaration des employeurs via un fichier en format Excel qui permettra de préciser les périodes du congé et le dernier jour de travail, procédure applicable entre juillet et septembre 2026 inclus. À partir d’octobre 2026, en principe, la CNAM pourra exploiter les signalements DSN. Le formulaire devra être complété de façon simultanée au signalement, puis déposé sur le compte entreprise. Il est possible de retrouver, depuis le 03 juin 2026, le formulaire spécifique « transmission des périodes de congé de naissance ».

À retenir également

Le contrat est suspendu et le salarié est protégé contre le licenciement durant ce congé de naissance. La période est assimilée à du travail effectif pour l’ancienneté et le CPF, mais n’ouvre pas droit à des congés payés. À son retour, le salarié retrouve son poste ou un poste similaire avec une rémunération au moins équivalente.